Avant de dormir, je te propose un petit temps pour déposer.
- Pas pour “mieux dormir”.
- Pas pour faire les choses comme il faudrait.
Juste pour faire de la place, doucement.
Ce qui nous empêche de vraiment nous poser, ce n’est pas le manque de repos.
C’est ce qu’on porte encore.
Ce qui n’a pas eu d’espace dans la journée.
Ce qui a été retenu, mis de côté, traversé trop vite.
On passe nos journées à gérer, à s’adapter, à tenir.
Le soir, quand tout ralentit, le corps s’arrête…
mais l’intérieur, lui, a parfois encore besoin de parler. Pas avec des mots parfaits. Juste avec ce qu’il a.
Déposer :
- Ce n’est pas analyser.
- Ce n’est pas comprendre.
- Ce n’est pas régler un problème.
C’est simplement reconnaître :
« Là, il y a quelque chose qui existe, et je lui fais une petite place. »
Le Repos commence souvent par un un geste simple...
Celui de ne plus tout garder à l’intérieur.
Dans mes ateliers, je vois souvent que ce moment de dépôt change l’atmosphère.
Les épaules descendent, la respiration se calme.
Pas parce qu’on a trouvé une solution mais parce qu’on a arrêté de porter seule.
Et si ce soir, tu faisais un peu de place ?
Prends un carnet, n’importe lequel. Un carnet qui ne fait pas peur.
Tu t’installes comme tu es, pas besoin d’être calme ou d’être prête.
Et tu écris, sans te relire :
Ce qui te traverse encore
- « Je repense à … »
- « J’ai la tête pleine… »
Ce qui fatigue
- « J’en ai assez de… »
- « Mon corps est fatigué de tenir. »
Ce que tu n’as pas envie de porter cette nuit
- « Je dépose… »
- « Cette nuit, je n’ai pas envie… »
Tu peux écrire une phrase, trois mots ou juste griffonner.
Ce n’est pas la forme qui compte. C’est le geste !
Puis tu fermes le carnet. Comme on ferme une porte pour la nuit.
Et tu peux te dire intérieurement :
« Je peux me reposer maintenant. »
Pas comme une injonction mais plutôt comme une autorisation que tu te donnes.
Ce geste ne promet rien. Il ne garantit pas que le sommeil arrive tout de suite.
Mais il crée quelque chose d’essentiel : Un espace un peu plus libre à l’intérieur.
On crée pour se retrouver
Si ces mots t’ont parlé, sache que La gazette des fils tirés est à retrouver sur mon site internet.